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    SANTIAGO

    Nous voilà trois jours à Santiago après dix dans le désertique et sublime Atacama. On découvre une ville qui, comme le reste du pays, et au contraire de sa voisine Argentine, explose, avec, dans les nouveaux quartiers, les codes habituels de quelques ilots de prospérité (automobiles rutilantes, architecture audacieuse, centres commerciaux tels des temples, marques internationales tellement absentes du reste du pays que l’on vient de traverser). La croissance (PIB/habitant x2.5 en 10 ans) trouve son explication principale dans la terre (l’extraction du cuivre) et de l’autre côte du Pacifique (la Chine, moteur de cette même demande). On ne boude pas notre plaisir car ce confort a tout de l’Europe ou des Etats Unis, et ce avec un climat de rêve.

    Santiago est avant tout pour nous placée sous le signe de belles rencontres et de la générosité dans le « village mondial » : Roger et son épouse, Suisses résidents irréguliers de Santiago, que nous ne connaissons pas, nous prêtent, à distance, leur appartement immense dans le très sophistiqué Vitacura juste en face des montagnes qui culminent à 5700 mètres sous nos yeux.

    Santiago

    Santiago

    Juste par amitié car ils connaissent David et Adriana, couple franco-brésilien exquis que nous ne connaissions pas il y a dix jours non plus, eux-mêmes ami de vingt ans d’un couple franco-italien que certain(e)s d’entre vous connaissent et apprécient tout autant que nous: Laurent et Sarah Bastié, découverts à Seattle. Superbe chaine d’amitié qui nous touche et fait du bien. Merci du fond du cœur à chacun/e d’entre eux/elles.

    S’y ajoute une autre superbe rencontre : Francois – Corse-, Paola – Pascuane- et leurs fils Maël, qui nous ouvrent leur maison comme un restaurant à trois toques avec ce supplément d’ame qu’ils tiennent peut-être l’un et l’autre de l’hospitalité des iliens envers les visiteurs un peu perdus hors de leurs repères.

    Santiago

    J’entends parler de Francois et Paola depuis vingt ans que je connais le frère de Francois, et nous voici réunis à l’autre bout du monde, tous loin de nos bases.

    David et Adriana nous emmènent au sommet du Cerro San Cristobal, que domine la Vierge de la inmaculada Conception, d’où nous surplombons la ville.

    Santiago

    Santiago

    A l’ouest ses constructions frêles telle une version monochrome de Valparaiso; à l’est vers les montagnes, les enclaves prospères évoquées plus haut, les grues qui s’agitent, les Andes encore enneigées aux premiers jours du printemps.

    On découvre aussi l’incontournable place des Armes, la cathédrale, la colline Santa Lucia et ses amoureux qui se bécotent sur les bancs publics.

    SantiagoSantiagoSantiago

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Santiago

     

     

     

     

    Vous reprendrez bien un peu de désert après l’Atacama? Alors rendez-vous bientôt pour partager avec vous nos premières impressions de Patagonie, 3200 kilomètres au sud.

     

    SANTIAGO

    Welcome to Santiago-the-prosperous, driven by the recent copper boom, itself driven by China. Besides two digit growth of GDP per capita and its usual signals in new parts of the city (malls, latest automobiles, a supposed real estate bubble and comfort we do appreciate coming from rugged Atacama), it is “friendship without frontiers” that dominates our stay. We discover friends (from Belgium) of friends (from France and Brazil) of friends (from France and Italy via Seattle), and they open their home like we have forgotten how to. This marks a beautiful chain of kindness and generosity that continues with Francois (from Corsica) and Paola (from Easter Island). They welcome us to their home after we heard from them for twenty years; delicious in every way. Many thanks for these warm moments as we head to windy Punta Arenas. If Atacama left you begging for another desert, with its own charms and history, stay tuned, Patagonia is coming, 2000 miles South.

     

                                                                   François

     

     

     

     

     


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  • Ca y est , nous reprenons la route vers Santiago. Mais avant cela, nous allons passer une de nos plus belles journées depuis le début du voyage...si cela est possible !

    Nous montons vers les geysers del Tatio...en traversant des paysages tous plus somptueux les uns que les autres. Coup de chance, j'ai découvert le matin même...la fonction panoramas de mon appareil ( c'est qui la photographe ?).

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Nous sommes seuls dans cette immensité. Seuls quelques lamas et flamands croisent notre route.

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Certains volcans fument encore.

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    La route qui mène aux geysers ne nous semble pas aussi mauvaise qu'on nous l'a dit....nous tentons le coup. 15 km de piste tout à fait convenable, notre Citroën Picasso s'en sort très bien .

     Quelle chance, nous sommes seuls, complètements seuls sur le site touristique n°1 du Chili !

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Il est vrai qu'à midi les geysers ne font plus trois mètres mais un...mais c'est quand même impressionnant.

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    L'eau bout sous nos yeux ( à 85°, altitude de 4500m oblige) . Pas question de déraper sous peine d'y rester...

    Le meilleur pour la fin: nous , enfin François et les enfants, ont pu se baigner seuls ...et en tenue d'Eve car nous n'avions pas nos maillots, dans les vasques d'eau chaude...un grand moment !

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Nous continuons notre route vers Caspana...terre, poussière, nous mourrons de faim.

    A Caspana, un des plus vieux villages des andes, nous trouvons avec joie une sorte de restaurant, où nous dégustons de délicieuses empenadas.

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Caspana, Joli village indien en terrasses

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

    Andins d'un autre temps, qui ne se laissent jamais photographier de face....

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

     

     

     

     

     

     

     Charmant cimetière aux tombes fleuries de papiers colorés qui flottent au vent.

    Geysers del Tatio - Goodbye Atacama !

     Adieu bel Atacama, nous sommes éblouis .

     

                                                                            Fab

     

    We take the road back to Santiago. On our way, we'll live one of our best days since the beginning of the trip ... if possible!
    We climb to the Tatio geysers ... while crossing sumptuous landscapes. By chance, I discovered that morning ... the panorama function of my camera (Remind me who is a photographer?).
    We are alone in this vastness. Only a few llamas and flamingos cross our path.
    Some volcanoes are still smoking.
    The road to the geysers does not seem as bad as every one had predicted .... let's try. 
    How lucky we are: we are completely alone,in the most touristic attraction of Chile!
    It is true that at noon the geysers are no longer three but one meter high ... but it's still impressive.
    Water is boiling (at 85 ° due to the 4500M altitude ). Even better: Francois and the children were able to swim alone in the hot springs ... a great moment !
    We continued our journey to Caspana ... soil, dust, we were starving.
    In Caspana (one of the oldest villages of the Andes) we found a sort of restaurant where we enjoyed delicious empanadas.
    Caspana, Pretty Indian village and its lovely cemetery with flowers of colored paper floating in the wind. 
    Goodbye beautiful Atacama

     

                                                                     Fab

     

     


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  • Bonjour, c'est Adelaïde.

    Les animaux d'Adelaïde

    je vais vous montrer tous les animaux incroyables que nous avons vu dans l'Atacama.

    (en cliquant sur les photos on peut les voir en grand)

     

     

    D'abord, nous avons vu des flamands roses de toutes les sortes: des James, des Chilenos et des Andinos.

    Les animaux d'Adelaïde

    J'ai même trouvé une jolie plume rose.

    Sur la route on a souvent vu des troupeaux de lamas

    Les animaux d'Adelaïde

    Les animaux d'Adelaïde

    Les animaux d'Adelaïde

    et de vigognes.

    Les animaux d'Adelaïde

    Les lamas avaient l'air très doux et les vigognes tres gentilles.

    Il y avait même une maman et son bébé lama

    Les animaux d'AdelaïdeLes animaux d'Adelaïde

     

     

     

     

     

     

    On a vu un gros renard qui chassait des oiseaux au bord du lac Altiplano. Heureusement ils ont pu s'enfuir. Ouf!

    Les animaux d'Adelaïde

    Un jour, un drôle d'âne qui était au milieu de la route, a collé ses naseaux sur le pare-brise puis sur la vitre de la voiture, et nous a fait un sourire rigolo.

    Les animaux d'Adelaïde

    Les animaux d'Adelaïde

    Le lendemain un renard de sable se promenait sur les dunes de la vallée de mars. Il jouait avec nous et se cachait derrière de petits buissons , pensant qu'on ne le voyait pas.

    Les animaux d'Adelaïde

    Les animaux d'Adelaïde

    Les animaux d'Adelaïde

    Le dernier jour on a vu de magnifiques oiseaux blancs et noir. Ils faisaient de drôles de bruits avec leurs longs becs.

    Les animaux d'Adelaïde

    J'étais contente de découvrir tous ces animaux.

     

                                                                                                                       Adé

     

    Hi, this is Ade speaking,

    I am going to introduce you to the wildlife we came across in the Atacama. it begin with flamingos, in all shades of pink, and all sizes. Vicugnas and lamas were also all over the place, usually from 12000 feet on; they looked so approachable you would want to pet them. We saw a wild fox jumping in the water to go after migratory waterfowl in the Altiplano lakes but it missed, thanfkfully. That same day, a donkey stopped  in front of our car, then moved to the side, smiling at us until we realized it was smiling to a reflection of himself. Desert egos! The next day, we came across a tiny fox in the sand dunes of Valley of Mars; he was hiding in bushes where he thought we no longer would see him. Last but not least, en route for El Tatio geysers, we met superb birds, lilke seagulls the size of a duck with black and white feathers. I was thrilled to discover these animals in their habitat.

     

                                                                      Ade


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    Ce matin Mars, et l’après-midi: Lune. Chic, non? Ces deux vallées sont séparées d’à peine dix kilomètres et nous emmènent à des millions d’années de San Pedro d’Atacama. On habite devant l’entrée de l’une d’entre elle, oasis improbable traversée d’un ru bas, faute d’un ru haut. Pas facile à placer.

     

    Le matin a commencé dans la Vallée de Mars (dite aussi de la Muerte pour les petits malins du marketing car les Indiens Atacamenos évoquent toujours la planète rouge).

    De Mars à la lune

    De Mars à la lune

    Première rencontre puis poursuite, à son rythme, d’un petit renard des sables (sorgo culpeo - petit point en haut a droite de l'image qui précède, que vous pouvez agrandir en cliquant dessus) aussi intrigué par les enfants qu’ils étaient fascinés de le voir tourner autour d’eux.

    De Mars à la lune

    Et comme il a décidé de grimper en haut de la dune de deux cent mètres qui surplombe le canyon; nous aussi... et le palpitant palpite. De Mars à la luneDe Mars à la lune

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On redescend en courant dans cette cours de récréation grand format ou les enfants chaussent leurs bottes de sept lieues dans le sable.

    De Mars à la luneDe Mars à la lune

     

     

     

     

     

     

     

    ...pendant que quelques grands ados dévalent l'autre côté de la dune en sand-surf sur fond de rock années 90.  Choc de cultures.

     

     

     

     

    Rejoignez-nous maintenant dans la Vallée dite « de la Luna » si vous le voulez bien. Le lieu est l’un des plus fréquentés de l’Atacama et on le comprend: la vallée mèle des dunes noires ou blondes à des à-pics rocheux, des collines aux allures de reptiles en sommeil et des dômes de sel et autres œuvres de l’érosion couplée a l’une des activités sismiques les plus fortes du monde.

    De Mars à la lune

    De Mars à la lune

    De Mars à la lune

     

    Les enfants escaladent les rochers en oubliant leur propre vertige. C’est d’ailleurs le vertige qui domine, dans la tension qui sépare notre présence éphémère de la beauté intemporelle de lieux qui ont vu passer, entre autres millions d'années, toutes les générations d’appareils photos du noir et blanc à soufflet aux selfies digitales.  Tellement magique que l’on a décidé de moins se restreindre sur la série de photos qui suit.

    De Mars à la lune

    De Mars à la lune

     

    Pour terminer la journée en beauté, l'Atacama offre un écrin à l’astre blanc qui se lève entre deux volcans dans notre dos, pendant que l’on admire le coucher de soleil qui lui fait face. 

    De Mars à la lune

    De Mars à la luneDe Mars à la lune

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De Mars à la lune

     

    We are taking you on a journey between planet Mars and the Moon. A desert fox takes us two hundred yards up a dune from which the kids run back, whilst others sand-surf on a 90’s soft rock background. To each his own sense of contemplation. We then head from the so-called Valley of Mars (re-marketed since as Death Valley – the other one) to the Valley of the Moon. Although dozens flock to this location to contemplate the sunset on one side and the moon rise on the other, poetry takes over the scenery, and we cannot help but think of the many generations of visitors who ran up and down its steep hills, while it stood still. We struggled to pull a short selection of shots from the 500+ pictures we took, so there you go. Hope it helps convey the magic.

    De Mars à la luneDe Mars à la luneDe Mars à la lune

     

     

     

    François

     

     

     

     

     


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  • Après un adieu à Leo et Dulce qui nous avaient si bien accueillis à San Pedro, nous partons 10 km plus loin, en pleine vallée de la Lune, et découvrons avec bonheur notre petite maison dans l'oasis du bout du monde.

    Les lacs de l'AltiplanoLes lacs de l'Altiplano

     

     

     

     

     

    Le lendemain, nous partons, avec comme d'habitude une heure de retard sur notre planning, pour les Lagunas Miniques et Miscanti, à 100 km au sud. Paysages somptueux sur la route bordée de volcans. Nous nous arrêtons toutes les dix minutes pour prendre des photos.

    Les lacs de l'Altiplano

    Les lacs de l'Altiplano

    Les lacs de l'Altiplano

    Nous arrivons à 4200 m sans souffrir de l'altitude car nous sommes maintenant bien habitués. Ici encore nous sommes presque seuls sur le site. Les tours opérators qui gèrent 90% des touristes ( non motorisés) de San Pedro, sont déjà repartis ( Evidemment, ils sont arrivés à 8h du matin...eux).

    Les lacs de l'Altiplano

    Des volcans encore enneigés, un lac bleu marine frangé de sel, des vigognes ( sorte de petit lama) qui broutent l'herbe dorée, des flamands roses pour nous rappeler qu'on est très loin de chez nous...et un petit air frais vivifiant , c'est à couper le souffle.

    Les lacs de l'AltiplanoLes lacs de l'Altiplano

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les lacs de l'Altiplano

    Les lacs de l'Altiplano

     

    Après quelques heures d'air pur et de contemplation, nous repartons pour le cœur du Salar d'Atacama, car Gabriel voulait nous montrer cette croute de sel aux motifs géométriques dont ses profs américains lui avaient parlé.

    Les lacs de l'Altiplano

    Fascinant de rigueur , étouffant de chaleur, vibrant de lumière. Un environnement minéral violent et terriblement inhospitalier.

    Les lacs de l'AltiplanoLes lacs de l'Altiplano

     

     

     

     

     

    Les lacs de l'Altiplano

     

     

     

     

     

     

    Au retour, la lune se lève , énorme, pleine, comme un cadeau.

     

                                                  Fab

    Les lacs de l'Altiplano

     

    After San Pedro, we traveled 10 km away, to the valley of the moon, and discovered our little house in a remote oasis.
    The next day, we left for the Lagunas Miniques and Miscanti, 100 miles south. The scenery along the road was so eautiful that we stopped every ten minutes to take pictures.
    We arrived at 4200 m without suffering from altitude  because we were well accustomed. Here again we were almost alone on the site. The tour operators that handle 90% of tourists (who are not motorized) of San Pedro, had already left (but they arrived at 8am ... ).

    Volcanoes still covered with snow, a navy blue lake, fringed with salt, vicunas (kind of small llama) , flamingos ... and a  invigorating fresh air, it was breathtaking.
    After a few hours of contemplation and pure air, we returned to the heart of the Salar de Atacama,and discovered  its amazing salted crust with geometric patterns

    Fascinating , strict, burning, vibrant . A very violent environment .

     

    Fab

     


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