• Un cadeau dans le cadeau: le Bhoutan.

    Après un magnifique survol de la chaine de l'Himalaya, nous voici sur le mini aéroport de Paro. Irréel. Nous pensions arriver sous la pluie et c'est le soleil qui nous accueille. Il fait 20°.  Nous allons pouvoir ranger définitivement bonnets et collants que nous transportions en prévision....depuis 7 mois !

    Et le plus formidable dans tout ça, ce sont les retrouvailles avec Jean-Pierre et Isabelle, qui viennent d'arriver de France pour passer ces 8 jours avec nous. Nous attendions ce moment depuis longtemps.

    Nous avons hâte de nous plonger dans ce pays hors norme, qui contrôle son tourisme et place l'humain et la spiritualité au centre de sa politique, avec le bien connu Bonheur National Brut. Un pays qui essaye une voie de développement originale et nous attire depuis si longtemps.

    Notre guide,Tenzin, est formidable et commence très vite à nous initier à l'histoire, la culture de son pays, indissociables de la pratique au quotidienne du Bouddhisme.

    Le Bhoutan n'est un pays unifié que depuis 1907, date de la première monarchie absolue, et ne fut reconnu comme état souverain qu'en 1971. La première route qui traverse le pays date des années 70, c'est dire l'isolement de ce pays jusqu'alors (200 touristes en 1974!). la première chaine de télévision nationale date de 1999.

    Ce Bhoutan tant attendu

    Le père du roi actuel (un homme magnifique soit dit en passant !) adoré de ses sujets, est un sage. Il est l'homme de l'ouverture . Il a transformé la monarchie absolue en monarchie parlementaire en 2005. 

    Il a de lui même renoncé au trône à 60 ans en faveur de son fils en 2005 . Il avait peut être envie de passer plus de temps avec ses 4 épouses ...(4 sœurs, pratique, une seule belle mère).

    Ce Bhoutan tant attendu

     

    La modernisation du pays est sous contrôle, mais inexorable.  Aujourd'hui nous avons la 3G jusqu'au fin fond des vallées les plus lointaines.

    Le port du costume traditionnel est cependant obligatoire pour qui travaille de près ou de loin avec le tourisme ou le gouvernement.

    Pour commencer notre visite,  nous partons découvrir le "Dzong" de Paro, forteresse majestueuse qui domine la vallée, et qui, comme les autres Dzongs, abrite les services administratifs et religieux locaux, ainsi qu'une communauté de moines.

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C'est un choc pour tout le monde. La beauté et la sérénité du lieu nous transportent. L'architecture est magnifique, les détails décoratifs d'un raffinement total, le silence apaisant.

    Nous avons du mal à quitter cet endroit qui nous ouvre les portes de la culture du Bhoutan et de sa spiritualité. Quel contraste merveilleux après la Chine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le lendemain, nous découvrons sous nos fenêtres l'un des nombreux sommets de plus de 7000m du pays..une chance qui ne se renouvellera peut-être pas !

    Les fermes alpines se découpent dans les nuages, c'est féérique.

    Nous visitons un petit marché. Les hommes, pour la plupart,  portent tous la tenue traditionnelle, sorte de robe de chambre aux manchettes blanches, sur des chaussettes hautes...et des chaussures de ville en cuir...un peu spécial, mais on s'y habitue vite. C'est plus chic que le jean. Les femmes ont les cheveux courts, portent un jupe longue et une petite veste assortie. Piment, fromage de yack, graines de marijuana. Ils mâchent tous du bétel et leur sourire rouge sang n'est pas toujours photogénique.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Puis nous prenons la route vers la Vallée de Ha. Ici on fait du 25km /h....on a le temps d'admirer le paysage  et de refaire le monde!

                                                                                                 Fab

     

     

    We always thought of the Kingdom of Bhutan as the gift within the gift of our trip. Bound by Tibet (I still struggle to call it China) in the North, and India in the South, the "high country" as it is called, revealed itself after a flight from Calcutta to Paro, over the Himalayas.

    Obsessively organized as we are, we were looking forward to wearing the warm clothes we carried over the last few months, only to discover Bhutan under the sun, for the tenth Spring in a row, in the low to mid 70s°F.

    Jean-Pierre and Isabelle, close friends for over 40 years, kindly joined us from France to further elevate this long awaited experience. Elevation in every sense of the word in fact: majestic Dzongs hanging above cliffs or overlooking valleys, the value attached to family life and harmony with nature, political wisdom that should inspire many, the quest for spirituality and good behavior which is constant.

    Getting to Bhutan feels like finding a hidden gem. Its cultural roots date back to 700 B.C., but it only is since 1907 that its provinces have been unified as one entity, and 1971 since it has been acknowledged as a sovereign country. That same year marked the first annniversary of its first... road across the country, 28 years before television was allowed. Imagine how isolated, or preserved, it had been.

    2005 marked another unique date across not just Asia but world monarchies. The king decided to turn his absolute power into a parliamentary monarchy, combining his performance metrics on national happinness (which we will further develop) with a controlled yet democratic opening to the outside world.

    Our guide, Tenzin, embodies this quest, mixing wise guidance with historical context and the questions he asks himself about progress as defined by limited tourism, expanding technology and pervasive communication. Around us, unspoiled beauty dominates, from mountain peaks at 23,000 feet and above, to colorful prayer flags and villages, farm houses or temples all respecting traditionnal architecture.

    Coming from China, Bhutan is a breath of fresh air, in many ways. We realize we have so much more to learn from it than it has to learn from visitors and neighboring countries. One post will not be enough to share how special it is.

     

     

     

     

     

     

     


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  • Ma ChineMa Chine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La Chine, qui m’intriguait quand elle était de jade, d'encres et de porcelaines 

    « Les Chine(s)», devrais-je dire, tant elle a de visages: 

    Ses campagnes hors du temps, de torchis et de terre 

    Dont les tempêtes mongoles colorent chaque pierre, 

    Souvent trop loin, trop chères pour rentrer de l’usine  

    A part une fois par mois, desséchante routine.

     

     

     

    Ses montagnes que surligne la muraille sans fin 

    Apportent l’eau précieuse aux plaines saturées. 

    Ses vestiges rescapés d’une «culture» sous tutelle,  

    Interpellent le regard, quels que soient les beaux-arts.          

    Par l’épure d’un palais, d’une calligraphie ou d’un fauteuil Ming, 

    Le dessin d’un jardin, la cambrure d’un toit.

     

    Ma ChineMa Chine 

                   

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                     

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    Ma Chine 

     

    Beijing immobilier: centre, lac, voies privées, 

    Caméras vidéo en grappes, sécurité… 

    Un parfum de Neuilly, Bel Air ou bien Chelsea 

    Quiétude indispensable aux nouveaux gouvernants 

    Limousines vitres noires pour mandarins pressés,

    Echo de la Cité Interdite d’antan. 

     

     

    Ma Chine

     

    Ma ChineMa Chine 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les places impériales désormais « populaires »,

    Ont des révolutions tout l’air d’un rouleau…  

    Compresseur, comme le sont les idées fabriquées                                        

    Par les chaines de télé, plus efficaces qu’aux pieds. 

    Territoires "autonomes", dans un même registre, 

    Tel feu Pierre Desproges évoquant " « militaire »: 

    Mot qui proche d'un autre lui donne un sens contraire,  

    Par exemple, justice", dont on parle bien peu, sinon à mots couverts. 

     

                                                 Ma Chine                

    Ma Chine

     

    Shanghai, autre poumon, économique s’entend,   

    Superlatif pluriel si l’on devait en faire une conjugaison.                                                                                               

    On l’apprend hors de prix pour ceux qui y habitent 

    Et qui courent derrière pour des jours meilleurs, 

    Sans temps pour leurs parents, ni pour eux-mêmes d’ailleurs. 

    Les jeunes, néanmoins, y sont "branchés", curieux : 

    Génération nouvelle, complice et policée,

    Comme ne le suppose pas sa vie accélérée. 

     

     

    Ma ChineMa Chine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Elle s’inscrit en rupture de la brutalité qui domine malgré tout                         Sous la pression du nombre, des banlieues sans limites,                                Des épaules qui se fraient un chemin dans la foule,                                      Des écoles sélectives dès les tous premiers âges,                                         Des hommes en surnombre, ne trouvant pas d’épouse,                                  De la malbouffe patente, du vieillissement latent,                             Symptômes annonciateurs de multiples naufrages. 

    Partout, couples et âmes seules, abonnés aux selfies 

    S’improvisent souriants pour une galerie virtuelle : 

    Soumission au présent, hypertrophie du moi 

    Pour exister aux yeux du milliard, virgule trois, 

    Ou juste un jeu léger dans une vie trop cadrée ?

     

    Ma Chine
                                                               Ma Chine

    Ma Chine 

    Ma Chine qui navigue entre caps opposés 

    Histoire à préserver, traditions familiales, superstitions de mise,

    Socialisme planifié, consumérisme forcé; 

    Les premiers semblent céder sous le poids des seconds 

    Lesquels font abstraction du sens, de la pensée 

    Trop obsédés qu’ils sont à vouloir programmer 

    Le moindre comportement, et le canaliser. 

    Témoins s’il le fallait, ironie tout au moins : 

    Les billets à la gloire d'un joufflu président 

    Pour une économie de marché assumée 

    Un polymorphe empire en pleine renaissance, 

    Prêt à tout sacrifice pour mieux mener la danse.

     

    Ma Chine


    Ma Chine à l’appétit gargantuesque de terres,
     

    De riz, d’air pur, d’eau fraîche… voire d’anciennes frontières  

    Ainsi ses excédents, notamment monétaires 

    Attirent les ennemis qui de loin la fustigent 

    Mais de près la séduisent, pour un point de croissance 

    Ou un contrat de plus et moins d’indépendance 

     

    Venu à reculons, je l’avais abordée en passage obligé, 

    J’en repars perplexe, surpris, impressionné. 

    Je ne peux m’empêcher de penser néanmoins  

    Aux anciens dont on sait ce dont ils furent témoins: 

    Sereins en apparence dans un monde bouleversé, 

    Pour qui l’accomplissement de l'ensemble d'une vie 

    N’est pas frappé d'un sceau Chanel ou Ferrari, 

    Mais dont la force inonde un parc centenaire  

    D’un air d’opéra, d’un mouvement de tai-chi. 

     

     

    Ma Chine 

    Ma Chine Ma Chine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J’en termine sur l’espoir que la génération égo-boulot-dodo 

    Arrive au bout d’un cycle de contre-vérités, 

    Dont elle ne sortirait qu’instrumentalisée 

    Et mette au rebus le vieux marionnettiste 

    Pour obtenir des urnes la plus belle utopie.

     

    Ma ChineMa Chine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                 François

     

    Our experience of China was limited to work this far, but we knew so little of the country before this trip. Not that you can figure out China in a month, yet slowly but surely, it grew on us.

    Rest assured, we were moderatly seduced by its modus operandi, the pervasive presence of its “ultra-caring” government, behind the web, behind the thousands of cameras that can follow your every step, in any costume, purposefully military, or just as purposefully anonymous. Not that invisible yet ever so powerful China. 

    We fell for China's spectacular heritage, across all fine arts, from architecture to furniture, paintings, calligraphy, wood carvings, modern-art at times. We fell for its people: hard working from a young age, under constant social pressure (enhanced by the single child policy recently made a little more flexible), yet welcoming, cheerful, courteous when everything around them seems rugged, devoted to growth alone.

    Humor again, and poetry, suddenly strike in an art gallery or the unexpected corners of a park, together with tai-chi movements, evoking ancient wisdom. The energy of the above seems very remote for minorities, homeless families at the heart of the country’s main strain station, miners or farmers, or people packed in the ever-growing subway system as they get from their empty buildings to a vacation-free job. 

    We fell for its nature… when painted on... china, but could not escape pollution. 

    We see it gain force, aspiring to be the empire it once was, successfully so, but we would like to imagine it can grow in other ways, liberating the minds and talents of the many... for its own good if it cannot find a better reason. Just like the "Hundred Flowers" campaign, but genuinely this time.

     

     


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  • Surprenante Pingyao, qui se mérite. On a quitté Datong par sa rutilante gare neuve, dont la sécurité rappelle celle d'un aéroport international. Sécurité omniprésente d'une manière générale d'ailleurs, via les caméras qui rythment les trottoirs, les rues et les routes des villes, n'omettant aucun angle, au cas où un citoyen perdrait quelque chose ou se perdrait lui même.

    Pingyao

    Plus sérieusement, le pied de Gabriel, passé de 43 à 45 en 6 mois, émerge de la cabine 4 places du train de nuit qui nous amène à Pingyao à l'aube, et là: merveille. Prenez vos montres et reculez de 2700 ans.

    Pingyao


     
    Si vous êtes fans de jeux vidéo, imaginez Assassin's Creed; lecteur ou cinéphile, Epouses et Concubines; royaliste, une forteresse Vauban (proche d'une mine de charbon). Pingyao, sauvée des bulldozers de la Révolution dite Culturelle, car le financement de sa destruction n'était pas assuré, est devenue malgré elle un bijou figé dans le temps,  l'une des fiertés nationales et un site classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

    Pingyao

    Pingyao


     
    L'habitat traditionnel médiéval, sur un niveau, se prolonge en arborescences de 2, 4 ou 6 ruelles en profondeur. Elles révèlent ici un temple, dont celui dédié à Confucius, là une banque, la première du pays, chronologiquement en tous cas.

    Pingyao

     

    Pingyao, cité millénaire

     

     

    Pingyao

    Des personnages de cire mettent la ville musée en scène, d'autres enfilent un costume d'époque et troquent un boulier contre un smartphone.

    Pingyao, cité millénaire

    Les premiers transporteurs de fonds sont nés ici, armés jusqu'aux dents. A la maîtrise des arts martiaux, ils ajoutent de redoutables et lourdes armes blanches.

    PingyaoPingyao

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     
     
    La forteresse, de cinq kilomètres sur 5, est merveilleusement conservée. Elle offre un point de vue imprenable du labyrinthe en contre-bas, dont on réalise par l'indiscrétion d'un zoom plongeant, que chaque rue est animée, chaque maison vivante, comme ne le laisse pas supposer le gris homogène du village. 

    Pingyao

    Pingyao

    Notre auberge est charmante, notre chambre tout autant, équipée d'un lit familial, enfant unique oblige... pour trois (à moins que vous ne puissiez payer l'éducation, la santé et le passeport du second enfant, jusqu'à un passé très récent). 

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    Gabriel avait donc un autre lit. Faire les cours de musique du CNED dans notre petite impasse, au soleil, comme dans un décor de cinéma, était un pur moment de bonheur.

     

    Pingyao


    La Maison Wang redimensionne Pingyao. A 1h de là, elle domine la vallée, en cinq édifices tels des villages aux allures de Carcassonne orientale. 

    Pingyao

     

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    Cinq et non pas un seul car il serait plus grand que...  la Cité Interdite, et il ne fait pas bon épater l'impériale construction. Alors on subdivise et on laisse les tuiles vernissées au souverain pour que la famille prospère en paix, dans ses maisons et jardins raffinés et sobres. Depuis 1949, la maison Wang a été "redonnée au peuple" qui a omis de la rendre à son propriétaire depuis, lequel a bougé sa puissante famille à...  Taiwan.

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    Le tourisme local, exponentiel et majoritaire ici, finance ainsi l'entretien de ce site inoubliable, comme beaucoup d'autres que nous découvrons à l'occasion de ce voyage.

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    De Pingyao nous rejoignons Beijing, que nous couvrirons au prochain post. 

     

     

     

     

     

     


    We left Datong and its gleaming new train station, where security is reminiscent of that of an international airport. Ubiquitous in general, security cameras punctuate walk-ways, streets and roads, in case a good citizen lost himself or something: this must facilitate tracing and reduce "lost and found" volumes. 

    On a more serious note, Gabriel 's feet jumped from size 10 to 12 in 6 months. They emerge from the night train cabin which leads us to Pingyao where we arrive at dawn. You may turn your clocks 2700 years back.  

    If you are a fan of video games, imagine Assassin's Creed; a reader or movie buff, The Red Lantern; a French royalist under Louis XIVth, picture a Vauban fortress (next to a coal mine). Pingyao was spared from the Cultural Revolution; an odd paradox to say the least as its destruction lacked funding. It since became a jewel frozen in time, a national pride and a UNESCO World Heritage Site.

    Inside Pingyao, medieval one-level traditional housing extends into tree-shaped constructions (bird's eye view), 2, 4 or 6 lanes in depth. One lane reveals a temple, including one dedicated to Confucius; another a bank, the first, chronologically at least, of the country.

    The first substantive equivalent of today's Brinks' bank guards were born here, armed to the teeth. They mastered martial arts coupled with formidable weapons, the kind of which one can barely hold. 
    The 3 square mile fortress is wonderfully preserved. It offers a breathtaking view of the maze below. We realize, through the indiscretion of a zoom lens, that every street is alive, every house inhabited, as not suggested by the dimly lit grey walls that fade into one another.

    Our hostel is charming as can be, authentic. Our room is equipped with a family bed, which meant, until very recently.... two parents and one child (unless you had enough money to buy education, medical coverage and passports for the second one). Gabriel sleeps in another bed. School takes place in the the cul-de-sac where we live, as if on a movie stage. 


    The Wang House resizes it all. One hour from Pingyao, it dominates the valley below. Five massive buildings form a village resembling an Eastern version of the French Carcassonne. Five buildings that is, not one alone as it would be bigger than... the Forbidden City. It would not do any good to impress the emperor. Since 1949 however, the Wang House was "returned to the people"... who forgot to give it back to its owner since. He then moved his family to Taiwan. Local tourism, growing exponentially across China, finances the maintenance of this sublime site and many others we enjoyed visiting beyond our own expectations.

    From there we head to Beijing,  450 miles North East, which we will cover in the next post.


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    Nous avons quitté Shanghai en empruntant le Maglev, train ( japonais) à sustentation magnétique, qui relie la ville à l'aéroport à plus 400km/h ! En chemin , dans le métro, nous avions perdu Gabriel qui est sorti une station trop tot ( par ma faute). Petite frayeur sans conséquence heureusement.

     

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

      La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

     

     

     

     

    Nous sommes donc arrivés à Datong, une ville sans gout ni grâce, qui est passée de 40000 à 3M d'habitants en 50 ans, et où ont poussé comme partout en Chine des cités gigantesques, totalement vides. Effrayant.

     

     

     

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

    Le seul interet de la ville est sa proximité avec deux sites majestueux.Nous voulions de la culture, nous sommes comblés !

    Tout d'abord les grottes de Yungang.

    Les plus anciennes grottes bouddhistes de la dynastie Wei du nord ( 5ème siècle AC). Nous avons la chance de les visiter par un temps magnifique et froid ( nous sommes à 1000m d'altitude). Le site d'approche des grottes est somptueux. On ne lésine pas sur les dépenses publiques ...

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

    Les grottes, toutes dédiées à Bouddha sont richement sculptées. Restaurées sous la dynastie Qing ( 17ème-19ème S) , elles sont encore en très bon état.Un moment magique !

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le lendemain, nous visitons le monastère suspendu de Heng Shan . Spectaculaire. Sensations garanties...la sécurité est toute relative et nous rasons les murs.

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

    Quelle drôle d'idée que ce temple accroché à la falaise, à peine creusé en profondeur dans la roche. On se sent vulnérables.

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècleLa Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècleLa Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Encore une preuve du génie et de la folie de l'Homme ...pour notre plus grand bonheur.

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècleLa Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au retour nous visitons la plus vieille pagode en bois à 5 étages de Chine ( on n'ira pas vérifier, c'est le guide qui le dit!). Sans clous , juste des emboitements....Ils sont trop forts !

    En même temps, nous, à la même époque, on faisait des chateaux forts....et des cathédrales ...

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècleLa Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

    Nous nous arrêtons en chemin dans un de ces multiples villages poussiéreux qui jalonnent notre route. On nous invite à entrer, les familles vivent comme il y a 100 ans, sur le grand et typique lit de brique , chauffé par le poële de cuisine. Unique lit sur lequel on vit le jour et où la famille se serre la nuit.

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècleLa Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

     

     

     

     

    La Chine du centre: du 5ème au 19ème siècleLa Chine du centre: du 5ème au 19ème siècle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chèvres, cochons et cours pleines de bric à brac. ces villages seront prochainement rasés par l'Etat qui cherche à remplir les barres d'immeubles vides de ses amis investisseurs.

    Deux mondes , deux vitesses, il faut savoir naviguer....

     

                                                                                     Fab

     

     

    We left Shanghai with the Maglev, a (Japanese) magnetic levitation train, which connects the town to the airport at more than 400 km/h! In the subway, we almost lost Gabriel who went out too early (by my fault). Scary but fortunately inconsequential.

     

    We arrived in Datong, an unsightly city, which went from 40000 to 3 million inhabitants in 50 years, and where you can observe gigantic empty buildings all over the place. Scary.

     

    The sole interest of the city is its proximity to two majestic sites. We wanted culture, we were delighted!

     

    We started with the Yungang Caves.

    The most ancient Buddhist caves of the Northern Wei Dynasty (5th century AC). We were very lucky to have a beautiful and cold weather (we were 1000 m high). The approach of the caves site is sumptuous…thanks to huge public spending dedicated to tourism...

    The caves are richly carved. Restored under the Qing dynasty (17th-19th S), they are still in very good condition. A magical moment!

     

    The next day we visited the hanging monastery. Spectacular. Sensations guaranteed... safety is relative and we felt vulnerable.

     

    On the way back, we visited the largest wooden (5-story) pagoda.

     

    We also stopped along the way in one of these multiple dusty villages that punctuate our route. Some nice people invited us to enter in their homes. Families live there as they did 100 years ago, on the large and typical brick bed, heated by the kitchen stove; a unique bed on which you work during the day, and where the family sleeps at night.

    Goats, pigs and messy courtyards. These villages will likely soon be demolished by the State which seeks to fill the empty buildings of its investor friends .

     

    Here again, haves and have-nots are a lot more than just one word apart.

                               

     


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  • Nous ne sommes pas venus en Chine pour visiter les malls de Shanghai; de toutes les façons, nous n'avons plus de place dans nos sacs.

    Nous sommes avant tout curieux de découvrir cette culture millénaire que nous connaissons si mal. Et nous ne serons pas déçus. Après une longue visite au passionnant Musée de Shanghai pour nous instruire sur les arts des différentes dynasties (du bronze à la porcelaine, en passant par la sculpture, la calligraphie, le costume, le mobilier), nous partons découvrir le jardin Yu , magnifique vestige de l'époque Ming ( 1368-1644 ), coincé au milieu du bazar, l'un des rares ilots encore authentiques,

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     et bondé ( car nous avons eu la bonne idée d'y aller un samedi !).

    La vraie richesse de la chine: sa culture

    Nous y découvrons les subtilités du jardin chinois, les rocailles compliquées, les pierres tortueuses, récupérées au fond des lacs et qui coutent plus cher que le jade,

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    les symboles de longévité et prospérité, les dragons, les pavillons du thé,  les lions imaginaires ( car ils ont été sculptés d'après les dires de marchands revenant d'Afrique du Sud, alors sur la route maritime de la soie).

    Nous partons également une journée à deux heures de Shanghai, pour visiter Tongli, une vieille ville aux canaux romantiques et aux belle maisons de riches mandarins( où a eu lieu une partie du tournage du film Epouses et Concubines).

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    Gabriel et moi étions ravis de nous retrouver dans le décor d'un livre qui nous a beaucoup plu: "Vent d'est , vent d'ouest" de Pearl Buck , qui retrace la vie d'une jeune fille en 1930, encore sous l'emprise de son éducation confucianiste, les pieds bandés , enfermée toute son enfance dans une de ces magnifiques maisons-prison. La découverte d'une chaussure de femme de cette époque est un choc ! Elle mesure 15 cm !

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    Rigueur, contrôle, raffinement, clair-obscur, demi-teintes, non-dit, tout un univers de subtilité se présente à nous, bien loin des néons fluos de Pudong.

    Nous apprécions la même sophistication dans " les jardins de la politique des Humbles "de Suzhou, dont les plans ont été dessinés par un peintre. Et de fait, la promenade est une succession de tableaux magnifiques. En été des lotus rouges, jaunes et roses flottent dans les bassins ! 

    La vraie richesse de la chine: sa culture

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    Adélaïde est une vraie star, on l'arrête sans cesse pour la prendre en photo, elle joue le jeu gentiment, même si parfois...c'est un peu pesant, parce qu'on ne lui demande pas son avis !

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    Et pour finir, encore un peu de poésie: celle des vieux et moins vieux qui s'adonnent à leurs passions dans le Parc Fuxing de Shanghai.

    Quel bonheur , et surtout quelle surprise de découvrir ces hommes et ces femmes plein de fantaisie, qui dansent avec fougue, chantent des airs d'opéra avec brio ,  à côté d'autres qui pratiquent le Tai Chi, le sabre, le diabolo, les échecs ...sans aucune inhibition . Très loin de l'idée préconçue que nous avions de leur réserve ...

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    Nous sommes aussi touchés par ces moments de grâce, que nous sommes effrayés par la brutalité de ce pays dans d'autres domaines.

                                                                                Fab 

     

     

    We did not come to China to visit the malls of Shanghai. We were curious about this ancient culture that we know so little of.

      After a long visit at the exciting Shanghai Museum to educate ourselves on the arts of different dynasties (from bronze to porcelain, sculpture, calligraphy, costume, furniture), we discovered the Yu garden, a magnificent garden of the Ming dynasty, hidden in the middle of the Bazaar, one of the rare yet authentic islets.

    We learned about the subtleties of Chinese gardens : complicated rockeries, winding stones that are more expensive than jade, symbols of longevity and prosperity, dragons, tea pavilions, imaginary lions (because they were carved according to merchants transiting through South Africa).

     

    We went away for a day to visit Tongli, an old town on romantic canals ( the eastern Venice as they call it) with beautiful houses of rich Mandarins.

     

    Gabriel and I were happy to find ourselves immersed in a book we just read: "East wind, West wind" of Pearl Buck, which traces the life of a young girl in 1930, still under the influence of her Confucianist upbringing, with her feet bind, enclosed in one of these beautiful homes/prison. The discovery of a woman's shoe is a shock: it measures 15 cm!

     

    Rigor, control, refinement, unspoken words, a whole universe of subtlety came to us, very far away from the neon lights of Pudong.

     

    We appreciated the same sophistication in "the gardens of the policy of the humble" in Suzhou, the plans of which were drawn by a painter. And indeed, the promenade is a succession of beautiful paintings. In the Summer, red, yellow and pink lotus flowers float across the ponds!

     Adelaide is a real star, under the flashes, as her European looks seem to resonate locally ! It was sometimes a little unpleasant but she gracefully played the game.

    Last but not least, a final touch of poetry: middle-aged and elderly people who live their passions to the fullest in Shanghai Fuxing Park. What a pleasant surprise to discover these men and women who dance with passion, sing opera as if on stage, alongside others who practice Tai Chi, sabre, chess.. .without any inhibition. Far from the preconceived idea of reserve and shyness we had coming in. Very strong and very moving altogether.

     


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