Ces trois derniers jours furent placés sous le signe de la danse, sous toutes ses formes:
1-aerienne d'abord et totalement déjantée avec Fuerza Bruta: un choc visuel et sonore :
Enchainement de moments de violence au parfum de Brazil de Terry Gilliam, et d'autres qui évoqueraient une cour de récréation pour adultes, dans l'eau, en suspension au-dessus du public!
2-populaire et souriante encore, quand la salsa rassemble les foules le samedi au bord de la réserve naturelle qui jouxte la ville
3- plus ténébreuse et complexe, sur la scène du café Tortoni, ou les corps se jaugent et se provoquent sur un tango sensuel

4-intemporelle et aristocratique, au Teatro Colon, cousin local du Palais Garnier dont la splendeur témoigne de la prospérité de l'Argentine du début XXème
5-legère encore quand Adelaïde quitte, radieuse, son second cours de danse à l'ecole de ballet d'Olga Ferri, chorégraphe de renom qui s'est éteinte, triste hasard, avant hier à 84 ans.
On s'approche de notre départ de Buenos Aires dont on comprend qu'elle se livre petit à petit, mêlant sensualité et pudeur, gravite et créativité unplugged. Que du Bonheur.
The last three days in Buenos Aires honored music in each art form: contemporary, with Fuerza Bruta (think Stomp in a swimming pool with 8 year old minds in grown-up bodies); classical with Teatro Colon, the stunningly renovated opera house with the world's third best acoustics; simply joyful with salsa and mambo in public gardens by the natural reservation; provoking, on stage at Café Tortoni; inspiring tonight when Adelaide ended her 4th hour of ballet dancing at a famous local studio with a smile on her face.
Tomorrow is our last day in Buenos Aires before we head to Valparaiso. We feel privileged enough to have grasped some of its magic
François